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chlorhydrate de méthylphénidate

sympathomimétiques à action centrale, code ATC : N06BA04.

CONCERTA LP augmente l’activité de certaines parties du cerveau hypoactives. Ce médicament peut aider à améliorer l’attention (durée de l’attention), la concentration et peut réduire les comportements impulsifs.

La fiche de la Base de données publiques des médicaments consultée pour cette page concerne la spécialité CONCERTA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée (« Code CIS : 6 004 718 2 », Statut de l’autorisation : Valide, « Type de procédure : Procédure de reconnaissance mutuelle », « Date de l’autorisation : 28/03/2003 ») et « remboursable » et « sur ordonnance uniquement » : « Titulaire de l’autorisation : JANSSEN CILAG ». Les conditions de prescription et de délivrance imprimées sur la fiche forment le bloc le plus restrictif du groupe : « prescription initiale annuelle réservée à certains spécialistes », « prescription limitée à 4 semaines », « prescription réservée aux spécialistes et services NEUROLOGIE », « prescription réservée aux spécialistes et services PEDIATRIE », « prescription réservée aux spécialistes et services PSYCHIATRIE », « prescription sur ordonnance sécurisée », « renouvellement non restreint » et « stupéfiants ». La fiche mentionne par ailleurs « Déclaration de commercialisation : 04/09/2006 » pour la présentation de 28 comprimés en flacon avec fermeture de sécurité enfant, imprimée « Cette présentation est agréée aux collectivités » ; CONCERTA LP est la spécialité dont l’autorisation, délivrée le 28/03/2003, relève du titulaire JANSSEN CILAG ; cette page décrit cette spécialité telle que documentée par la fiche et le RCP cités ci-dessus. Le RCP nomme le même titulaire à sa rubrique 7, avec le trait d’union que la zone de tête n’imprime pas : « JANSSEN-CILAG 167 QUAI DE LA BATAILLE DE STALINGRAD 92130 ISSY-LES-MOULINEAUX » — rubrique 7 sans la ligne de coordonnées que la fiche RISPERDAL du même titulaire imprime sous son propre addressage. La composition nomme le sel : la ligne de tête imprime « > chlorhydrate de méthylphénidate 54 mg » « Comprimé ( Composition pour un comprimé ) » ; le §2 porte « Chlorhydrate de méthylphénidate………………………………………………………………………………. 54 mg » et « Pour un comprimé à libération prolongée. », sans double zéro. La forme pharmaceutique imprime : « Comprimé à libération prolongée. » et sa description — « Comprimé brun rouge en forme de gélule portant sur une face l’inscription « alza 54 » à l’encre noire. ».

Les lignes « France » de cette page reprennent mot à mot la rubrique 4.1 du résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié sur la fiche BDPM citée ci-dessus ; la description de l’action vient de la rubrique 5.1 de ce même RCP, dont le volet summary cite mot à mot la réponse à « Comment agit-il ? » dans la zone notice reproduite sur la fiche et le volet simple la réponse à « Dans quel cas est-il utilisé ? ». La zone notice de cette fiche n’imprime aucune ligne de classe pharmacothérapeutique : la seule ligne de classe est celle du RCP 5.1, « Classe pharmacothérapeutique : sympathomimétiques à action centrale, code ATC : N06BA04. », et le champ drugClass la porte sans son intitulé de rubrique. La notice nomme l’affection « trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité » en minuscules et sans terminaison adverbiale, là où le RCP range « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) » en capitales — deux graphies d’une même affection sur deux zones d’une même fiche, conservées telles qu’imprimées. La notice ferme son volet d’usage par une ligne négative : « CONCERTA LP n’est pas à utiliser pour le traitement du TDAH chez l’enfant de moins de 6 ans. ». La 4.1 citée est une rubrique en prose — onze paragraphes, dont deux chapiteaux de considérations diagnostiques (enfant, adulte) — reproduite intégrale, dans l’ordre source ; deux de ses phrases sont imprimées deux fois dans la rubrique, la phrase de méthode diagnostique (« Le diagnostic doit être établi selon les critères du DSM ou les recommandations de l’ICD en vigueur et doit se fonder sur l’anamnèse et sur une évaluation complète du patient. ») et l’ouverture étiologique (« L’étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n’existe pas de test diagnostique unique. »), chacune au volet enfant et au volet adulte, sans que la page en harmonise la répétition. Le RCP énonce son mécanisme au conditionnel — « bloquerait la recapture » — , forme conservée au champ role. Périmètre à lire : cette page ne couvre que CONCERTA LP 54 mg, comprimé à libération prolongée ; CONCERTA LP 18 mg, CONCERTA LP 36 mg et les quatre spécialités RITALINE L.P., gélule à libération prolongée, relèvent d’autres fiches et d’autres 4.1, non citées ici. Pour la posologie, se référer à la notice et à la prescription du médecin. Cette page est une information, pas un avis médical.

Les phrases du volet « mécanisme » de cette page ont été comparées, seulement dans la direction des faits, à la notice américaine de Ritalin (monographie déposée sous la marque d’origine américaine : Ritalin, NDA010187, étiquetée Novartis Pharmaceuticals Corporation, le champ d’identité « is_original_packager » y étant présent) : « Methylphenidate hydrochloride is a CNS stimulant. The mode of therapeutic action in ADHD and narcolepsy is not known. » ; la face américaine imprime le mécanisme de recapture à l’indicatif — « blocks the reuptake of norepinephrine and dopamine into the presynaptic neuron » — quand la française l’imprime au conditionnel, « bloquerait », écart de modalité consigné sans harmonisation, et range le racémate en « the d- and l-threo enantiomers » là où le RCP écrit « mélange racémique des isomères-d- et -l » ; la fiche américaine décrit sa forme : « It is available as tablets of 5 mg, 10 mg, and 20 mg strengths for oral administration. ». Côté usage, la fiche américaine ouvre ainsi : « Ritalin is indicated for the treatment of: • Attention Deficit Hyperactivity Disorders (ADHD) in pediatric patients 6 years and older and adults • Narcolepsy » et se résume par « Ritalin is a central nervous system (CNS) stimulant indicated for the treatment of Attention Deficit Hyperactivity Disorders (ADHD) and Narcolepsy ( 1 ). » ; le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité se recoupe des deux côtés — dès 6 ans et chez l’adulte — mais la face américaine ajoute la narcolepsie, qui n’a pas de pendant dans la 4.1 française citée, et ne reprend pas la condition française de « mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes » ni l’encadrement par spécialiste que la 4.1 française imprime en ses deux premiers paragraphes. La marque déposée de la monographie américaine, Ritalin, n’est pas la marque de cette spécialité française, CONCERTA LP, et les deux faces relèvent de dépositaires distincts, Novartis Pharmaceuticals Corporation aux États-Unis et JANSSEN CILAG en France ; la base américaine ne consigne pas de monographie CONCERTA, et aucune lignée commerciale entre les deux marques n’est affirmée ici, la page n’imprimant que les faces. Ce label concerne le produit commercialisé aux États-Unis et ne dit rien d’une autorisation dans l’Union européenne ou en France. Voie orale des deux côtés ; la libération prolongée française et les comprimés à libération immédiate américains diffèrent de profil — la monographie américaine nomme « Ritalin » et ses forces de 5, 10 et 20 mg, aucune de ces valeurs n’est transposée en page.

Cette page décrit le mécanisme d’action et les indications approuvées ; elle ne remplace pas la rubrique 4 « Avertissements et précautions » ni la liste des effets indésirables du RCP et de la notice. Avant de modifier, d’arrêter ou de commencer ce médicament, lisez les avertissements de la notice et consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Comment ça agit

Explique ce que fait le médicament dans l'organisme ; ne couvre ni posologie, ni effets secondaires, ni sécurité.

Une analogie

La notice dit l'effet pour le patient ; le RCP (5.1) énonce son mécanisme au conditionnel — « bloquerait » — et ne nomme aucune protéine de transport : la recapture est dite par sa fonction ; la face américaine imprime le même énoncé à l'indicatif — « blocks the reuptake of norepinephrine and dopamine into the presynaptic neuron » —, sans nommer davantage de transporteur.

En termes simples

CONCERTA LP est utilisé pour le traitement du trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).

En profondeur

Le RCP (rubrique 5.1) énonce : « Le chlorhydrate de méthylphénidate est un stimulant modéré du système nerveux central (SNC). La relation entre le mode d’action et l’effet thérapeutique dans les Troubles du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) n’est pas connue. » ; la rubrique met le mécanisme au conditionnel — « bloquerait la recapture de la noradrénaline et de la dopamine au niveau des neurones présynaptiques » — puis ferme sur le racémate, « Le méthylphénidate est un mélange racémique des isomères-d- et -l. L’isomère-d est pharmacologiquement plus actif que l’isomère-l. » ; la classe range en « sympathomimétiques à action centrale, code ATC : N06BA04. » — seule ligne de classe de la fiche : la zone notice de cette fiche est en questions (« Dans quel cas est-il utilisé ? », « Comment agit-il ? ») et n'imprime pas de ligne de classe.

Voir le mécanisme en mouvement

Animation schématique du mécanisme — simplifiée pour plus de clarté, sans échelle réelle.

Le stimulant du SNC est un mélange d'isomères, le d plus actif

Recapture présynaptique de la noradrénaline et de la dopamine (stimulant du système nerveux central)chlorhydrate de méthylphénidatestimulant modéré
  1. Le chlorhydrate de méthylphénidate est un stimulant modéré du système nerveux central (SNC).
  2. CONCERTA LP est utilisé pour le traitement du trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).
  3. Le méthylphénidate est un mélange racémique des isomères-d- et -l.
  4. L’isomère-d est pharmacologiquement plus actif que l’isomère-l.
Comment le chlorhydrate de méthylphénidate agit

Cible: Recapture présynaptique de la noradrénaline et de la dopamine (stimulant du système nerveux central)

Le méthylphénidate bloquerait la recapture de la noradrénaline et de la dopamine au niveau des neurones présynaptiques et augmenterait la libération de ces monoamines dans l’espace extraneuronal.

Utilisations approuvées

Les utilisations approuvées varient selon les pays et évoluent dans le temps. Suivez toujours l'information de prescription locale.

Utilisations approuvées : France

ANSM
  • CONCERTA LP est indiqué dans le cadre d’une prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’enfant de 6 ans et chez l’adulte, lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes.
  • Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin spécialisé dans le traitement du TDAH, tel qu’un spécialiste en pédiatrie, un psychiatre pour enfants et adolescents ou un psychiatre pour adultes.
  • Considérations diagnostiques particulières pour le TDAH chez l’enfant
  • Le diagnostic doit être établi selon les critères du DSM ou les recommandations de l’ICD en vigueur et doit se fonder sur l’anamnèse et sur une évaluation complète du patient. Une corroboration par un tiers est souhaitable et le diagnostic ne peut reposer uniquement sur la présence d’un ou plusieurs symptômes.
  • L’étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n’existe pas de test diagnostique unique. Pour un diagnostic approprié, il est nécessaire d’utiliser des informations d’ordre médical, éducatif, social et psychologique.
  • Habituellement, une prise en charge globale comporte des mesures psychologiques, éducatives et sociales, ainsi qu’un traitement médicamenteux qui vise à stabiliser les enfants présentant des troubles du comportement caractérisés par des symptômes pouvant inclure : des antécédents de troubles de l’attention (attention limitée) une incapacité à se concentrer, une labilité émotionnelle, une impulsivité, une hyperactivité modérée à sévère, des signes neurologiques mineurs et un EEG anormal. Les capacités d’apprentissage peuvent être altérées.
  • Un traitement par méthylphénidate n'est pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision d’utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation approfondie de la sévérité et de la chronicité des symptômes de l'enfant, en tenant compte de son âge.
  • Une prise en charge éducative appropriée est indispensable et une intervention psychosociale est généralement nécessaire. Lorsque les mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes, la décision de prescrire un psychostimulant devra se fonder sur une évaluation rigoureuse de la sévérité des symptômes de l’enfant. Le méthylphénidate devra toujours être utilisé dans l'indication autorisée et conformément aux recommandations de prescription et de diagnostic.
  • Considérations diagnostiques particulières pour le TDAH chez l’adulte
  • Le diagnostic doit être établi selon les critères du DSM ou les recommandations de l’ICD en vigueur et doit se fonder sur l’anamnèse et sur une évaluation complète du patient.
  • L’étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n’existe pas de test diagnostique unique. Les adultes atteints de TDAH présentent des profils de symptômes caractérisés par : agitation, impatience et inattention. Les symptômes tels que l’hyperactivité ont tendance à diminuer avec l’âge, possiblement en raison de l’adaptation, du neurodéveloppement et de l’automédication. Les symptômes d’inattention sont plus prédominants et ont un impact plus important sur les adultes atteints de TDAH. Le diagnostic chez l’adulte doit inclure un entretien structuré avec le patient afin de déterminer les symptômes actuels. La préexistence du TDAH pendant l’enfance est une condition préalable requise et doit être déterminée de manière rétrospective (par les dossiers médicaux du patient ou, à défaut s’ils ne sont pas disponibles, par des méthodes/entretiens appropriés et structurés). Une corroboration par un tiers est souhaitable et le traitement ne doit pas être instauré si les symptômes de TDAH au cours de l’enfance ne sont pas confirmés. Le diagnostic ne doit pas reposer uniquement sur la présence d’un ou plusieurs symptômes. La décision de recourir à un stimulant chez l’adulte doit se fonder sur une évaluation très rigoureuse et le diagnostic doit inclure une altération fonctionnelle modérée ou sévère dans au moins 2 contextes (par exemple, le fonctionnement social, scolaire et/ou professionnel), affectant plusieurs aspects de la vie d’une personne.

Cette page explique comment le médicament agit ; elle ne remplace pas la notice. Pour ce qui vous concerne, lisez la notice de votre médicament ou demandez conseil à votre pharmacien.

MedUnfold fournit un contenu éducatif et ne constitue pas un avis médical. Suivez toujours l'information de prescription locale et votre professionnel de santé.